Fais un voeu
Houla, l'horrible écran blanc. Je suis là, comme une andouille et je n'ai rien à vous dire. Le blocage. Pleins de trucs se promènent dans ma tête. Par où commencer. Quelle horreur. J'ai venvie de vous parler de choses qui me tiennent à coeur et paradoxalement, je les garde pour moi.
Vous allez peut être vous dire que, pour une veille d'anniversaire, je suis pas très amusant. Non. C'est tout à fait ça. Je n'aime pas ces veilles de jours aussi importants. On pourrait même dire que j'ai une humeur exécrable. Et, qui plus est, demain je bosse. Les années précédentes ( mes années d'avant, dirons-nous ), je prenais systématiquement congé. Juste pour le plaisir de me faire éveiller par un bisou tout doux d'un de mes enfants. Juste pour apprécier cette journée à sa juste valeur. Et cette journée, je la passe à me remémorer mes anniversaires d'antan. Ceux des culottes courtes et des jeux dans le jardin. Ceux des BD ou les voitures de collection offertes par les copains. Ceux des grands parents et toute la famille qui arrivaient en fin de journée, signifiant qu'il était l'heure pour les enfants conviés de rentrer à la maison.
Ce matin, assis dans le train, je contemplais le paysage qui défilait lentement. Toutes ces maisons, tous ces jardins, toutes ces balançoires et ces ballons abandonnés sur la pelouse. J'ai vraiment senti monter en moi une marée de sentiments qui m'a pris à la gorge. Une terrible angoisse me rappelant que tout cela est bien loin. Et surtout bien fini.
Contrairement à des vacances, des visites de musées, des magnifiques paysages, tous ces moments de l'enfance sont clôturés, emballés, rangés. A la cave. Aux oubliettes. Cette plage qui vous a plu l'année dernière, retournez-y cette année. Cette magnifique peinture devant laquelle vous êtes tombés en pamoison, achetez un nouveau ticket.
Dificile par contre de revenir en arrière pour retrouver ce goût de sucré, ces genoux écorchés, ces rires idiots....
Et merde..... Me revlà parti dans mes divaguations qui doivent commencer à en raser quelques uns. Désolé. Allez, je vais aller me camper devant la glace et décocher mon plus beau sourire.
Faut être prêt pour demain. Sauver la face.
Smile
Par Boulu, Mercredi 7 Mai 2008 à 17:48 GMT+2 dans Moi (article, RSS)







